Quelques résidents rencontrés se sont dits choqués par la publicité affichée depuis un mois. « Ce n’est peut-être pas nécessairement la chose la plus appropriée de mettre ça sur les panneaux publicitaires sur le côté d’un autobus. Ça pourrait faire penser chez certains, peut-être les plus jeunes ou encore les plus vieux, que la femme est un objet », affirme Sandy Element.
Un autre résident Claude Morissette abonde dans le même sens. « Je ne suis pas d’accord avec ça, parce qu’il y a des enfants qui prennent l’autobus, et puis ce n’est pas l’endroit indiqué », dit-il.
La STO se défend en disant avoir respecté les paramètres d’affichage au Québec. La publicité du bar de danseuses a été autorisée, car les critères ont été respectés. Selon Céline Gauthier, responsable des affaires publiques de la STO, la publicité n’a pas de critères injurieux ni de visuels choquants.
Si elle avait refusé de l’afficher, elle aurait pu à son avis être exposée à des poursuites. « Nous, on est une société de transport. On n’est pas un tribunal de la moralité. Alors, si on reçoit des publicités, [et] qu’elles sont conformes, on se doit de les accepter. Sinon, il faut avoir des arguments solides pour les refuser, compte tenu qu’elle respecte en tout point les paramètres d’affichage au Québec », explique Mme Gauthier.
De son côté, le propriétaire du bar Le Pigale n’a pas voulu commenter ce dossier. Le contrat publicitaire de La Pigale doit se terminer à la fin mai.