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Bar Sexpert Figaro disent que cest la faute aux danseuses lavallois



Par: Admin
Date ajouté : June 19, 2007

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Les responsables de bars d’effeuilleuses où La Presse a observé des activités illicites nient l’existence de la prostitution entre leurs murs ou en rejettent la faute sur les danseuses.



«Ici, c’est seulement des danses straight à 10$. S’il y en a qui font des affaires croches, on n’est pas au courant. Si j’en prends une, je la mets dehors, le client aussi!» s’emporte Guy, qui se présente comme le patron du bar Le Sexpert, à Fabreville.



En apprenant que des danseuses de son établissement offrent des fellations, masturbations et relations complètes dans l’isoloir, le propriétaire tombe des nues. «On n’est pas toujours au courant de ce qui se passe le jour, mais c’est strictement défendu.» Selon le tenancier, le portier surveille régulièrement les isoloirs, mais certaines filles peuvent échapper à son contrôle.



Joint à Saint-Eustache par téléphone, le gérant du bar Le Figaro a raccroché après avoir lancé : «Je n’ai jamais entendu parler de ça, ici c’est un club de danseuses.»



Pour d’autres tenanciers, la prostitution dans les bars de danseuses est un secret de polichinelle. «Avec les extras offerts dans d’autres bars, les escortes à bas prix qui s’affichent dans les journaux et les spectacles live diffusés sur Internet, les danseuses straight sont en voie de disparition», constate pour sa part Isabelle, adjointe au bar le Lavallois .



Aussi de nombreux établissements ont-ils pris l’initiative de fixer les prix à 20$ la danse – au lieu de 10$ – ou d’offrir des extras légaux. «Ici, on offre une section VIP où les filles peuvent faire des shows érotiques avec des objets ou d’autres filles», précise Isabelle.



Les bars qui n’acceptent que les danses contact à 10$ ont du mal à recruter des filles, puisque le tarif n’a pas bougé depuis les années 90, confirme Jennifer Clamen, coordonnatrice à la mobilisation pour l’organisme Stella, qui vient en aide aux travailleuses du sexe.



Peu d’enquêtes



Du côté de la police, c’est le même refrain à Laval, Longueuil et Montréal. Il faut des plaintes pour entreprendre des enquêtes. Et les plaintes sont rares puisque ces activités se font entre personnes consentantes. La Sûreté du Québec mène par contre des enquêtes sur les économies souterraines et de contrebande. «Seuls les contacts sont permis dans les isoloirs. S’il y a fellation ou autre, on avertit la Régie (des alcools, des courses et des jeux) et on monte un dossier», assure l’agente Manon Gaignard. »



Hugo Meunier

La Presse jeudi 19 juillet 2007


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