Matthieu Boivin Les régisseuses de la RACJ Liane Dostie et Carole Fréchette ont rendu cette décision le 22 juin dernier, dans un document d'une quinzaine de pages dont Le Soleil a obtenu copie. Les deux femmes ont opté pour cette suspension pour différents motifs, dont la présence d'une danseuse d'âge mineur dans ce bar, le 18 octobre 2008. Les policiers de la SQ avaient été envoyés à cet endroit, après avoir reçu des plaintes de citoyens selon lesquels des mineurs y travaillaient parfois. Lors de leur visite, les policiers avaient aussi remarqué la présence d'un autre mineur dans le bar, qui agissait alors comme D.J. Ce mineur était le petit-fils de la propriétaire, Louiselle Turcotte.Dans la décision de la RACJ, Mme Turcotte se défend en disant que c'était le travail des agences de danseuses de Québec et de Montréal de s'assurer que les femmes qu'on lui envoyait étaient d'âge majeur. Point de vue que ne partagent pas les deux régisseuses. «En tant que titulaire, il lui [Mme Turcotte] incombe de faire les vérifications adéquates afin de s'assurer qu'il n'y a personne d'âge mineur qui travaille dans son établissement», écrivent Mme Dostie et Mme Fréchette. De plus, la RACJ a sanctionné l'établissement, car on y a vendu de l'alcool à un client qui était déjà en état d'ébriété avancé, ce qui est interdit. Un policier a été témoin de cette vente d'alcool au client qui était trop soûl. Le 31 mai et le 18 octobre, les policiers ont aussi trouvé dans les réfrigérateurs de l'établissement des bouteilles de bière qui avaient été achetées dans un dépanneur et qui ne portaient pas la mention CSP. Jointe au téléphone hier, la propriétaire du débit de boisson a indiqué au Soleil qu'elle avait l'intention d'en appeler de la décision de la RACJ auprès du Tribunal administratif du Québec.
Le Soleil