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L’État et le ministre dans la chambre à coucher : le cas Julie Couillard et Maxime Bernier



Par: Admin
Date ajouté : June 23, 2008

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Bon lundi! Il y a longtemps qu’un politicien aux fréquentations loufoques nous avait attisés avec une croustillante affaire. Le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Maxime Bernier, est interpellé, comme l’est son ex-concubine, la jolie Julie Couillard. Elle traîne un passé, comme on dit. Conjointe de Gilles Giguère, un motard associé aux hauts rangs des Hells Angels, assassiné en 1996. Puis remariée à un autre motard, le « Rocket » Stéphane Sirois, dont elle divorce en 1999. Près de 10 ans plus tard, on la retrouve, main dans la main, avec le ministre Bernier, le jour de son assermentation à la direction des relations internationales du pays.

L’opposition ne pouvait pas passer à côté d’une pareille affaire qui représente aussi du bonbon pour les médias. La dernière démission d’un ministre pour cause de moeurs remonte à Robert Coates aux premières heures du gouvernement Mulroney en février 1985. Coates, alors ministre de la Défense, avait eu comme péché d’avoir fréquenté un bar de danseuses en Allemagne et avoir conversé avec une effeuilleuse alors qu’il était en possession de documents confidentiels. L’Allemagne, à cette époque toujours de guerre froide, était une plaque tournante de l’espionnage. Et les bars exotiques étaient, disait-on, des refuges par excellence pour extirper des renseignements à un officier un peu éméché. Pris sur le fait, sans qu’on puisse savoir si des secrets d’État s’étaient glissés, le ministre Coates évita tout le bavardage qui aurait pu s’ensuivre et fit la chose honorable. Il démissionna sur-le-champ. Je me souviens vaguement de l’affaire. Mais j’avais personnellement trouvé son geste de démission plutôt radical. Ce n’est pas parce qu’on participe à une soirée, dans un bar de danseuses ou ailleurs, qu’on refile des renseignements secrets. S’il faut prétendre que oui, les ministres n’ont pas fini de marcher les fesses serrées. Des soirées, ils en ont à tout bout de champ, avec des gens qui cherchent à les influencer, parfois même chez de généreux contributeurs. S’il faut présumer que des secrets d’État s’y échappent, on n’a pas fini notre paranoïa.


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