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bar de danseuse Body Shop de Saint-Jérôme: les secrets d’une maison de débauche



Par: Melanie Larose
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Date ajouté : June 17, 2010

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J'ai vu récemment un article sur ruefrontenac.com par raport au body shop le voila


Cette article a été écrit par Vincent Larouche


''C’est est fini des danses érotiques au bar Le Body Shop, à Saint-Jérôme. Dans une volumineuse décision dont Rue Frontenac a obtenu copie, la Régie des alcools dévoile les secrets de l’établissement qui abritait secrètement une maison de débauche depuis des années, et révoque pour toujours son permis de spectacle avec nudité.








 

Le bar du boulevard Saint-Antoine pourra rouvrir après avoir subi une suspension de son permis d’alcool de 50 jours, mais il devra changer de vocation pour ne plus présenter de nudité.


C’est que selon la preuve amassée par la police, les danseuses s’y livraient à la prostitution depuis au moins 2006, avec l’accord du gérant Racine Pilote, qui disait agir avec l’accord du propriétaire Jean-Philippe Nadeau.


200 $ pour le «trio»


Dès 2006, des policiers en civil s’étaient fait passer pour des clients et avaient été sollicités par les danseuses, qui avaient énuméré une liste de prix: 20 $ pour une danse, 80 $ pour une fellation, 160 $ pour un «complet» (relation sexuelle complète) et 200 $ pour le «trio».











La police a perquisitionné les lieux en 2006, 2008 et 2009. Photo d’archives Luc Laforce

Les clients qui voulaient profiter de tels services devaient payer 5 $ pour accéder aux isoloirs à l’étage (appelés le 7e Ciel) ou 20 $ pour accéder à la section VIP du sous-sol. Le gérant se vantait même de pouvoir organiser des partys d’enterrement de vie de garçon hauts en couleur, à condition que les fêtards ne dérangent pas ses autres clients.


En décembre 2006, deux perquisitions de la police avaient d’ailleurs mené à l’arrestation du gérant, de deux portiers, de serveuses et de danseuses. Une danseuse avait été surprise sur le fait alors qu’elle faisait une fellation à un client, qui avait lui aussi été arrêté.


Mais voilà qu’en juin 2008, des agents d’infiltration de la police sont à nouveau sollicités pour des services sexuels, en vertu d’une liste de prix semblable à celle de 2006. Le 19 juin, nouvelle perquisition policière, nouvelles arrestations: les policiers découvrent même que les portiers de l’endroit disposent d’un bouton pour faire clignoter des lumières dans les isoloirs et avertir les danseuses de l’arrivée de la police.


Quatorze danseuses, dont une mineure, sont arrêtées à cette occasion.


Jusqu’à 8000 $ par semaine par danseuse


Quelques mois plus tard, la police de Laval apprend qu’un gang de rue lavallois agit comme un groupe de proxénètes pour des filles qui dansent et se prostituent dans plusieurs bars, y compris Le Body Shop. Les filles rapporteraient entre 5000 $ et 8000 $ par semaine (260 000 $ à 416 000 $ par année) en offrant des fellations et des relations complètes dans les isoloirs.











En février 2009, la police a arrêté un portier, qui s’est révèlé être une vedette de téléréalité fraîchement sortie de l’émission Loft Story, Claude-Alexandre Tremblay. Photo d’archives Luc Laforce

Les enquêteurs visitent alors le site bardedanseuse.com et y recueillent plusieurs commentaires de clients non ambigus sur les services offerts.


De nouvelles opérations d’infiltration sont organisées. Une danseuse insiste auprès d’un agent infiltré: «Pour 100 $ tu peux pas me baiser, c’est une pipe. Pour me baiser c’est 200 $.»


Le 26 février 2009, deux perquisitions mènent à l’arrestations de douze danseuses, de huit clients, d’une serveuse et d’un portier, qui se révèle être une vedette de téléréalité fraîchement sortie de l’émission Loft Story, Claude-Alexandre Tremblay.


Confronté à l’écrasante preuve amassée contre son établissement, le tenancier a accepté volontairement de renoncer à son permis de spectacle avec nudité, et les régisseurs n’ont eu qu’à entériner une proposition commune du bar et du contentieux de la Régie.''


Écrit par Vincent Larouche http://ruefrontenac.com/component/contact/16-journalistes/10-larouchev




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